Grand Theft Auto 5



Jeu de l’année !

gta5_characters

Michael – Franklin – Trevor

En posant les mains dessus, j’étais totalement dans l’erreur par rapport à l’aventure que le jeu offre. Je m’attendais à une soupe hollywoodienne, un AAA de plus sans la saveur d’antan. Un jeu rempli de clichés dont merlanfrit m’avait édicté la liste et je ne pensais pas que le 9/10 de gamekult était justifié.

Et bien non, je me suis amusé comme un petit fou ! Le jeu est facile à prendre en main, l’alternance entre les trois personnages permet d’éviter (de justesse) la routine et les missions s’enchainent avec plusieurs moments d’anthologies. Il y a bien les aller-retour allongeant artificiellement la durée de vie du titre ainsi que quelques passages avec Trevor, dont j’ai cherché à me débarrasser à plusieurs reprises, qui m’ont énervé mais l’ensemble est tellement au-dessus de toutes les productions.

C’est Grand Theft Auto 5 dans tous ces qualificatifs et c’est très bien.

 

Racontons la scène

Une scène du jeu m’a fait basculer du “GTA5 est un jeu sympa” à “Oui, c’est cela que je demande à un jeu video“. Le joueur dirige Michael dont la femme insiste pour qu’il fasse une séance de yoga à trois avec son professeur particulier. Celle-ci tourne mal et la femme quitte la résidence avec le yoguiste. Se retrouvant seul, énervé, il décide sur un coup de tête que c’est l’occasion de renouer le contact avec son fils, dont il avait détruit la télévision quelques jours plus tôt. Il lui demande de lui présenter un de ses ami et partent ensemble au fast-food du coin l’y retrouver. Après la rencontre, ils remontent en voiture pour retourner à leur maison et son fils lui demande de partager un verre de soda contenant de la drogue sans qu’il le sache. Au premier croisement, le fils jettent le père comateux sur le bas-côté de la route et pars en solitaire. Michael, drogué, débute alors un voyage psychédéliques : des singes qui hurlent ; une soucoupe volante qui l’escamote ; des extra-terrestre tentant des expériences ; un saut dans le vide sans parachute ! Le père vole alors au-dessus d’une ville aux couleurs chatoyantes sur le remix Shine of Light de The C90s par Flight Facilities, tout en entendant sa femme l’insulter. Mythique.

La vidéo de la scène.

Cela m’a rappelé toutes les scènes un peu folle que l’on retrouve dans certains films comme Fear and Loathing in Las Vegas, Easy Rider ou Renegade (a.k.a Blueberry) mais dont les sensations, manette en main, sont alors décuplées. Batman : Arkham Asylum en avait plusieurs similaires, Uncharted 3 : Drake’s Deception aussi, un vrai régal. Le jeu vidéo a franchi une nouvelle étape.